Courbet, « ouvrier-peintre »

Temps de lecture: 3 minutes

ouvrier-peintre; réalisme; connotation; intellectuelle; arts libéraux; processus créatif; imagination; nature; esthétique; peinture sociale; œuvres impérissables; lumière; tradition; classique; Titien; Véronèse; Rembrandt; Baudelaire; Castagnary; Zola; Courbet

Extrait

Gustave Courbet réinvente la peinture réaliste en se présentant comme « ouvrier-peintre », oxymore forgé par Champfleury pour marier la force artisanale au geste créatif. Rejetant l’imagination au profit d’une observation brute de la nature et d’un réalisme social, il rompt avec la tradition raphaëlesque vilipendée par Baudelaire ou Castagnary et inaugure, salué par Zola en 1880, un mouvement réaliste prolongé par Stendhal, Balzac et Flaubert en littérature. Aux critiques de trivialité, il répond par une esthétique ancrée dans la vie quotidienne et la matière. Zola loue sa filiation à Titien, Véronèse et Rembrandt, célébrant un classicisme ouvrier qui magnifie la lumière, la matière et l’essence populaire de l’art.

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